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Studio Shakhari Bazar

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La première exposition personnelle de Gilles Saussier a lieu en 1997 dans Shakhari Bazar, le principal quartier hindou de la vieille ville de Dhaka, Bangladesh. L’exposition prend fin au fur et à mesure que les photographies sont distribuées aux habitants. Les noms et les adresses sont consignées dans un registre. De retour en 2001, le photographe rend visite aux personnes et aux images, documente la dissémination dans les intérieurs, et réalise de nouveaux portraits. Un processus documentaire expérimental s’engage formé de plusieurs couches de portraits superposées et entrecroisées.

<p><strong>Shakhari Bazar | Old Dhaka | Bangladesh | 19.03 — 21.03.1997</strong><br class='manualbr' /><i>Faces of Shakhari Bazar</i> | Exposition sous chapiteau<br class='manualbr' />Début de l'exposition, portraits à distribuer aux habitants.</p> <p><strong>Art A Quarterly | Journal Dhaka Vol.2 / N°4 | Dhaka | 04. 1997</strong><br class='manualbr' />ViewPoint <i>Gilles Saussier on Photography</i></p> <p><i>Old Dhaka is not a place that you can invade with preconceived shapes or strategies. Life there is not something you can channelise and put nicely in a frame. You might come to photograph but it is the people who will watch you. There is no depth to be found by moving one step back or aside as there is no space for it or too many people around. You have to be part of the struggle for space and think how to recapture some depth for creativity.</i></p> <p><strong>Shakhari Bazar | Old Dhaka | Bangladesh | 21.03.1997</strong><br class='manualbr' /><i>Faces of Shakhari Bazar </i> | Exposition sous chapiteau<br class='manualbr' />Distribution de leurs portraits aux habitants.</p> <p><strong>Des Territoires en revue 5/5 | ENSBA | Paris | 10.2001 | p. 84-85 </strong><br class='manualbr' /><i>Studio Shakhari Bazar - Chatou</i></p> <p><i>L'exposition eut lieu sous un chapiteau de tissu et de bambous érigé sur la seule parcelle de terre non construite de la rue, propriété de la pension Kampalna Boarding & Hotel qui la réserve habituellement aux banquets de mariage. Elle se composait de 80 portraits d'habitants de la rue collectionnés lors d'un reportage sur Old-Dhaka mené en 1995-1996 (avant qu'une connaissance plus intime de la ville ne m'ait détourné du reportage). les images accumulées formaient une verroterie que je ne me sentais plus d'écouler auprès des magazines. Je décidais d'exposer sur place les images les plus reconnaissables par les personnes photographiées, et d'utiliser l'espace d'exposition et non la fin d'un processus de prise de vues.</i></p> <p><strong>Galerie Photo du Pôle Image Haute-Normandie Rouen | 03.12 — 12.02.2005</strong><br class='manualbr' />Carton d'invitation couleur | 14,8 x 58,8 cm</p> <p><i>En 2001 et 2004, de retour dans Shakhari Bazar, muni du registre des noms et des adresses, il réalise de nouveaux portraits et documente les lieux de résidence de ses images : leur dissémination dans les boutiques, les intérieurs ; leur cohabitation avec les posters de stars de cricket, de cinéma, de divinités, les photos de famille délavées par les moussons.</i></p> <p><strong>Galerie de la Filature | Mulhouse | 04.2005</strong><br class='manualbr' /><i>Studio Shakhari Bazar </i>1997-2005<br class='manualbr' />Vue d'exposition.</p> <p><i>Rue Méandre</i> | 56 photographies C-Print (22 x 28,8 cm) contrecollées sur aluminium 115,2 x 403,2 cm<br class='manualbr' />Exemplaire unique | Collection Fond National d'Art Contemporain (FNAC acquisition 2012)</p> <p><strong>Brigitte Ollier | Libération | 23.03.2005 | p. 37</strong><br class='manualbr' />Gilles Saussier, <i>Je crois à la démocratie du portrait.</i></p> <p><i>J'ai commencé à lire et à rencontrer des anthropologues qui, eux, avaient réfléchi à la présence de l'observateur sur le terrain et qui avaient déconstruit, notament depuis la décolonisation, leur position sur le terrain. Ce sont toujours les mêmes qui observent et les mêmes qui sont observés. Pour moi, le colonialisme est l'impensé majeur du photo-reportage.</i></p> <p><strong>Galerie Zürcher | Paris | 13.01 — 28.02.2007</strong><br class='manualbr' />Exposition Studio Shakhari Bazar 1997/2007<br class='manualbr' />Carton d'invitation | couleur | recto | 37,5 x 29 cm.</p> <p><strong>Galerie Zürcher | Paris | 13.01 — 28.02.2007</strong><br class='manualbr' />Exposition Studio Shakhari Bazar 1997/2007<br class='manualbr' />Carton d'invitation | couleur | verso | 37,5 x 29 cm.</p> <p><strong>Centre de la Photographie | Genève | 03.11.2006 — 06.01.2007</strong><br class='manualbr' />Exposition <i>Studio Shakhari Bazar</i> 1997/2006<br class='manualbr' />Carton d'invitation | couleur | 12,8 x 21,8 cm</p> <p><i>Lecteur, Hotel Kalpana 2005</i>, Impression pigmentaire 113,5 x 171 cm<br class='manualbr' />éd. 1/3 collection privée | éd. 2/3 collection Neuflize Vie</p> <p><strong>Galerie <i>Sortir la tête</i> | Tulle | 13.06 — 12.08.2006</strong><br class='manualbr' /><i>Studio Shakhari bazar</i> 1997/2006<br class='manualbr' />Carton d'invitation | Noir&Blanc | verso | 29,5 x 40 cm</p> <p><strong>Shakhari Bazar Old Dhaka | Bangladesh | 24.03.1997</strong><br class='manualbr' /><i>Faces of Shakhari Bazar</i> | Exposition sous chapiteau<br class='manualbr' />Fin de l'exposition.</p> <p><strong>Laure Vermeersch | Vacarme N°37 / Automne 2006 | p. 24-26 </strong><br class='manualbr' /><i>Méditation documentaire</i></p> <p><i>Au Bangladesh, je suis parti d'une position d'ignorance, je n'étais pas dans la toute puissance de la projection et de la saisie. La surface sensible, plutôt que sur la pellicule, est dans la tête. Les choix de procédures, réfléchis, sont la déduction d'une expérience vécue où mes stratégies photographiques ont été mises en échec. Je règle une forme dans une rencontre et une observation rejoignant un peu la position du chercheur, et la co-invention. Les déplacements sont multiples.</i></p> <p><strong>Centre Régional de la Photographie | Cherbourg-Octeville | 2005 </strong> <br class='manualbr' />Journal N°5 | 29 x 37 cm | p. 16-17<br class='manualbr' /><i>Scènes de la rue</i>, <i>Studio Shakhari bazar</i></p> <p><i>De même que les portraits des habitants des chars (îles fluviales du delta du Bangladesh) dans mon premier livre Living in the fringe (1998) peuvent être lus comme les figures allégoriques de Lutèce, oppidum des parisii situé dans une boucle de la Seine, Shakhari bazar figure l'archétype de la rue moyenâgeuse pré-haussmanienne. Rue historique parce que populaire, animée par un peuple en mouvement.</i></p> <p><strong>Centre Régional de la Photographie | Cherbourg-Octeville | 2005 </strong> <br class='manualbr' />Journal N°5 | 29 x 37 cm | p. 22-23<br class='manualbr' /><i>Scènes de la rue</i>, <i>Histoire urbaine </i></p> <p><i>Huit mille habitants peuplent Shakhari bazar pour cent vingt-six immeubles. Les deux tiers des constructions ont plus de soixante-quinze ans. La plupart des familles habitent dans une ou deux pièces sans sanitaires ni cuisine. Plus de la moitié des immeubles de Shakhari bazar n'ont pas l'eau courante et il n'y a que six robinets publics pour toute la rue. Par beaucoup d'aspects, les conditions de vie dans Shakhari bazar ne sont pas éloignées de celle d'un slum ('quartier ghetto-insalubre'). Ce dénuement matériel contraste avec l'extrême richesse culturelle de la rue où abondent les temples.</i></p> <p><strong>Centre Régional de la Photographie | Cherbourg-Octeville | 23.04 — 16.06.2005 </strong> <br class='manualbr' />Exposition <i>Scènes de la rue </i>| Programme | 42 x 29,8 cm.</p> <p>Studio Shakhari bazar, Porteuses d'eau (2001)<br class='manualbr' />éd. 1/3 tirage + éd. 1/2 EA collections particulières | Tirage lamdachrome 90x120 cm.</p>